Bon, l'heure est à la confession. Je tiens juste à dire comme le veut la loi, que je suis juge et partie dans ce qui va suivre, vu que j'ai donné 5 années de ma vie à un laboratoire pharmaceutique, en tant que chef d'équipe de production et de fabrication.
Le nom du laboratoire n'est que mineur puisqu'ils fonctionnent tous de la même manière. Mais voici mon histoire. Je me suis faite embauché il y a quelque années par un laboratoire peu connu, mais dont tout le monde utilisait ses produits (antalgiques, reconstituant de flore intestinale, fortifiant...etc... il y en a d'autre depuis que je me suis faite limogée). Le but néanmoins n'est en rien de discriminer le laboratoire en question, puisque depuis fort longtemps je ne suis plus sous le couvert du code de confidentialité,mais le dessein est juste d'expliquer comment cela fonctionne. Alors me croira qui voudra, bien entendue. Mais ce qui va suivre est le témoignage du fonctionnement au cœur du lobbing plus puissant encore que celui des énergies fossiles, celui de la santé.
Avec la grippe H1N1, le sujet est à nouveau d'actualité. Il faut bien se mettre dans la tête que le fonctionnement d'un labo n'a rien d'altruiste. Le but pur et simple est de faire du pognon, au détriment de la santé de la population. La santé n'est qu'un prétexte pour que les malades se voilent la face. Peu importe, s'il guérissent, au contraire moins ils guérissent, plus ils sont soignés et plus ils sont soignés, plus le pognon rentre, ce n'est pas plus compliqué que cela! Alors bien sûr, il existe des contrôles... enfin ils sont fictifs(ou trafiqué comme vous voulez) pour donner l'illusion à la population que la santé des gens c'est du sérieux, et mes fesses c'est du poulet?....
Je vous raconte juste ce qui a fait en sorte que l'on me pousse vers la porte de sortie le plus gentillement du monde, en parvenant à me faire croire que cela était bien entendue de ma faute. Ce qu'il faut savoir, c'est que depuis que je me suis faite virée je dors beaucoup mieux, une histoire de conscience....
Imaginez, un matin , vous aller au travail avec un seul but, remplir un lot d'ampoules de fortifiant (vous savez les trucs que vous prenez lorsque vous avez des coups de fatigue....). Destination de ce lot d'ampoules de fortifiant : la Belgique. Mais avant d'aller plus avant, il est necessaire d'expliquer comment ce passe un remplissage d'ampoules.
1ere étape : le contenant.
Le contenant c'est tout simplement l'ampoule vide. C'est donc une ampoule avec un bout fermé et l'autre ouvert. c'est par le morceau ouvert que le médicament va entrer.
2eme étape : Le remplissage.
donc le but du jeu est de faire entrer le médicament dans l'ampoule vide. Pour cela des machines sont utilisées. Par un système d'aspiration et de vide, on remplie l'ampoule avec le principe actif, soit le médicament.
3eme étape le lavage des ampoules.
l'ampoule sort de la machine, pleine de médicament. Le soucis c'est que ce principe actif est collant, il faut donc laver les ampoules à la sortie du remplissage. La méthode employé est la suivante: passage des ampoules sous des douches chaudes et froides. L'eau utilisée est bel et bien celle qui sort de votre robinet, mais par sécurité on la filtre, avec des cartouches filtrantes (dans le jargon) comme celles utilisées dans les carafes pour purifié l'eau du robinet.
4 ème étape : la fermeture des ampoules.
Pour fermer les ampoules, on utilise ce qui s'appelle un chalumeau (le même principe que pour la soudure : oxygène air benzène). Les ampoules ainsi fermées sont à nouveau lavées puis conditionnées prète à partir en pharmacie.
Mais il arrive que le diamètre d'ouverture des ampoules vides varient, et plus le diamètre est grand, plus il y a de chance que votre médicament soit dilué avec de l'eau. Par conséquent, il est moins actif, (cela est un moindre mal) mais ce qu'il faut savoir, c'est que les cartouches filtrantes, filtrent les minéraux et les métaux lourd (ce qui reste encore à prouver...) mais pas les bactéries du genre staphylocoque, légionellose...etc...
Donc mon rôle ce jour là en tant que chef d'équipe était d'assurer ce remplissage d'ampoule au diamètre trop important de tel manière à ce que l'eau filtrée (celle dont je parle plus haut) dilue le médicament, avec toutes les colonies de bactérie communes que cela implique. Je me suis aperçue du problème, et j'ai donc immédiatement fait arrêter la production. En sachant que l'eau utilisée n'était pas forcement la plus stérile qui existe. J'en suis venue à affronté mon grand directeur, en ne donnant jamais l'ordre de redémarrer la production moi-même, il l'a fait lui même. Je ne souhaitait pas être complice et bouc émissaire d'une intoxication à une bactérie en Belgique. Il en va de la santé des gens bordel de merde!
Résultat, j'ai eu le droit à un licenciement pour faute majeure (la faute grave ayant été négocié par mes soints, sous couvert de menaces de ma part).
Mais ce qu'il faut retenir de cette anecdote, c'est que le lot d'ampoules de fortifiant est quand même partie sur le marché belge, sur l'ordre du directeur de production qui sous forme de pression à réussi à trafiquer les tests pour la commercialisation...
Bien heureusement, rien de grave n'est arrivé, personne à ma connaissance n'a été malade, et c'est juste une histoire de chance.
bonjour
Bienvenue sur le blog de mes billets d'humeur et d'humour, parfois j'espère.
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30 novembre 2009
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30 novembre 2009
Les Laboratoires pharmaceutiques: la confessions d'une ancienne pratiquante
Bon, l'heure est à la confession. Je tiens juste à dire comme le veut la loi, que je suis juge et partie dans ce qui va suivre, vu que j'ai donné 5 années de ma vie à un laboratoire pharmaceutique, en tant que chef d'équipe de production et de fabrication.
Le nom du laboratoire n'est que mineur puisqu'ils fonctionnent tous de la même manière. Mais voici mon histoire. Je me suis faite embauché il y a quelque années par un laboratoire peu connu, mais dont tout le monde utilisait ses produits (antalgiques, reconstituant de flore intestinale, fortifiant...etc... il y en a d'autre depuis que je me suis faite limogée). Le but néanmoins n'est en rien de discriminer le laboratoire en question, puisque depuis fort longtemps je ne suis plus sous le couvert du code de confidentialité,mais le dessein est juste d'expliquer comment cela fonctionne. Alors me croira qui voudra, bien entendue. Mais ce qui va suivre est le témoignage du fonctionnement au cœur du lobbing plus puissant encore que celui des énergies fossiles, celui de la santé.
Avec la grippe H1N1, le sujet est à nouveau d'actualité. Il faut bien se mettre dans la tête que le fonctionnement d'un labo n'a rien d'altruiste. Le but pur et simple est de faire du pognon, au détriment de la santé de la population. La santé n'est qu'un prétexte pour que les malades se voilent la face. Peu importe, s'il guérissent, au contraire moins ils guérissent, plus ils sont soignés et plus ils sont soignés, plus le pognon rentre, ce n'est pas plus compliqué que cela! Alors bien sûr, il existe des contrôles... enfin ils sont fictifs(ou trafiqué comme vous voulez) pour donner l'illusion à la population que la santé des gens c'est du sérieux, et mes fesses c'est du poulet?....
Je vous raconte juste ce qui a fait en sorte que l'on me pousse vers la porte de sortie le plus gentillement du monde, en parvenant à me faire croire que cela était bien entendue de ma faute. Ce qu'il faut savoir, c'est que depuis que je me suis faite virée je dors beaucoup mieux, une histoire de conscience....
Imaginez, un matin , vous aller au travail avec un seul but, remplir un lot d'ampoules de fortifiant (vous savez les trucs que vous prenez lorsque vous avez des coups de fatigue....). Destination de ce lot d'ampoules de fortifiant : la Belgique. Mais avant d'aller plus avant, il est necessaire d'expliquer comment ce passe un remplissage d'ampoules.
1ere étape : le contenant.
Le contenant c'est tout simplement l'ampoule vide. C'est donc une ampoule avec un bout fermé et l'autre ouvert. c'est par le morceau ouvert que le médicament va entrer.
2eme étape : Le remplissage.
donc le but du jeu est de faire entrer le médicament dans l'ampoule vide. Pour cela des machines sont utilisées. Par un système d'aspiration et de vide, on remplie l'ampoule avec le principe actif, soit le médicament.
3eme étape le lavage des ampoules.
l'ampoule sort de la machine, pleine de médicament. Le soucis c'est que ce principe actif est collant, il faut donc laver les ampoules à la sortie du remplissage. La méthode employé est la suivante: passage des ampoules sous des douches chaudes et froides. L'eau utilisée est bel et bien celle qui sort de votre robinet, mais par sécurité on la filtre, avec des cartouches filtrantes (dans le jargon) comme celles utilisées dans les carafes pour purifié l'eau du robinet.
4 ème étape : la fermeture des ampoules.
Pour fermer les ampoules, on utilise ce qui s'appelle un chalumeau (le même principe que pour la soudure : oxygène air benzène). Les ampoules ainsi fermées sont à nouveau lavées puis conditionnées prète à partir en pharmacie.
Mais il arrive que le diamètre d'ouverture des ampoules vides varient, et plus le diamètre est grand, plus il y a de chance que votre médicament soit dilué avec de l'eau. Par conséquent, il est moins actif, (cela est un moindre mal) mais ce qu'il faut savoir, c'est que les cartouches filtrantes, filtrent les minéraux et les métaux lourd (ce qui reste encore à prouver...) mais pas les bactéries du genre staphylocoque, légionellose...etc...
Donc mon rôle ce jour là en tant que chef d'équipe était d'assurer ce remplissage d'ampoule au diamètre trop important de tel manière à ce que l'eau filtrée (celle dont je parle plus haut) dilue le médicament, avec toutes les colonies de bactérie communes que cela implique. Je me suis aperçue du problème, et j'ai donc immédiatement fait arrêter la production. En sachant que l'eau utilisée n'était pas forcement la plus stérile qui existe. J'en suis venue à affronté mon grand directeur, en ne donnant jamais l'ordre de redémarrer la production moi-même, il l'a fait lui même. Je ne souhaitait pas être complice et bouc émissaire d'une intoxication à une bactérie en Belgique. Il en va de la santé des gens bordel de merde!
Résultat, j'ai eu le droit à un licenciement pour faute majeure (la faute grave ayant été négocié par mes soints, sous couvert de menaces de ma part).
Mais ce qu'il faut retenir de cette anecdote, c'est que le lot d'ampoules de fortifiant est quand même partie sur le marché belge, sur l'ordre du directeur de production qui sous forme de pression à réussi à trafiquer les tests pour la commercialisation...
Bien heureusement, rien de grave n'est arrivé, personne à ma connaissance n'a été malade, et c'est juste une histoire de chance.
Le nom du laboratoire n'est que mineur puisqu'ils fonctionnent tous de la même manière. Mais voici mon histoire. Je me suis faite embauché il y a quelque années par un laboratoire peu connu, mais dont tout le monde utilisait ses produits (antalgiques, reconstituant de flore intestinale, fortifiant...etc... il y en a d'autre depuis que je me suis faite limogée). Le but néanmoins n'est en rien de discriminer le laboratoire en question, puisque depuis fort longtemps je ne suis plus sous le couvert du code de confidentialité,mais le dessein est juste d'expliquer comment cela fonctionne. Alors me croira qui voudra, bien entendue. Mais ce qui va suivre est le témoignage du fonctionnement au cœur du lobbing plus puissant encore que celui des énergies fossiles, celui de la santé.
Avec la grippe H1N1, le sujet est à nouveau d'actualité. Il faut bien se mettre dans la tête que le fonctionnement d'un labo n'a rien d'altruiste. Le but pur et simple est de faire du pognon, au détriment de la santé de la population. La santé n'est qu'un prétexte pour que les malades se voilent la face. Peu importe, s'il guérissent, au contraire moins ils guérissent, plus ils sont soignés et plus ils sont soignés, plus le pognon rentre, ce n'est pas plus compliqué que cela! Alors bien sûr, il existe des contrôles... enfin ils sont fictifs(ou trafiqué comme vous voulez) pour donner l'illusion à la population que la santé des gens c'est du sérieux, et mes fesses c'est du poulet?....
Je vous raconte juste ce qui a fait en sorte que l'on me pousse vers la porte de sortie le plus gentillement du monde, en parvenant à me faire croire que cela était bien entendue de ma faute. Ce qu'il faut savoir, c'est que depuis que je me suis faite virée je dors beaucoup mieux, une histoire de conscience....
Imaginez, un matin , vous aller au travail avec un seul but, remplir un lot d'ampoules de fortifiant (vous savez les trucs que vous prenez lorsque vous avez des coups de fatigue....). Destination de ce lot d'ampoules de fortifiant : la Belgique. Mais avant d'aller plus avant, il est necessaire d'expliquer comment ce passe un remplissage d'ampoules.
1ere étape : le contenant.
Le contenant c'est tout simplement l'ampoule vide. C'est donc une ampoule avec un bout fermé et l'autre ouvert. c'est par le morceau ouvert que le médicament va entrer.
2eme étape : Le remplissage.
donc le but du jeu est de faire entrer le médicament dans l'ampoule vide. Pour cela des machines sont utilisées. Par un système d'aspiration et de vide, on remplie l'ampoule avec le principe actif, soit le médicament.
3eme étape le lavage des ampoules.
l'ampoule sort de la machine, pleine de médicament. Le soucis c'est que ce principe actif est collant, il faut donc laver les ampoules à la sortie du remplissage. La méthode employé est la suivante: passage des ampoules sous des douches chaudes et froides. L'eau utilisée est bel et bien celle qui sort de votre robinet, mais par sécurité on la filtre, avec des cartouches filtrantes (dans le jargon) comme celles utilisées dans les carafes pour purifié l'eau du robinet.
4 ème étape : la fermeture des ampoules.
Pour fermer les ampoules, on utilise ce qui s'appelle un chalumeau (le même principe que pour la soudure : oxygène air benzène). Les ampoules ainsi fermées sont à nouveau lavées puis conditionnées prète à partir en pharmacie.
Mais il arrive que le diamètre d'ouverture des ampoules vides varient, et plus le diamètre est grand, plus il y a de chance que votre médicament soit dilué avec de l'eau. Par conséquent, il est moins actif, (cela est un moindre mal) mais ce qu'il faut savoir, c'est que les cartouches filtrantes, filtrent les minéraux et les métaux lourd (ce qui reste encore à prouver...) mais pas les bactéries du genre staphylocoque, légionellose...etc...
Donc mon rôle ce jour là en tant que chef d'équipe était d'assurer ce remplissage d'ampoule au diamètre trop important de tel manière à ce que l'eau filtrée (celle dont je parle plus haut) dilue le médicament, avec toutes les colonies de bactérie communes que cela implique. Je me suis aperçue du problème, et j'ai donc immédiatement fait arrêter la production. En sachant que l'eau utilisée n'était pas forcement la plus stérile qui existe. J'en suis venue à affronté mon grand directeur, en ne donnant jamais l'ordre de redémarrer la production moi-même, il l'a fait lui même. Je ne souhaitait pas être complice et bouc émissaire d'une intoxication à une bactérie en Belgique. Il en va de la santé des gens bordel de merde!
Résultat, j'ai eu le droit à un licenciement pour faute majeure (la faute grave ayant été négocié par mes soints, sous couvert de menaces de ma part).
Mais ce qu'il faut retenir de cette anecdote, c'est que le lot d'ampoules de fortifiant est quand même partie sur le marché belge, sur l'ordre du directeur de production qui sous forme de pression à réussi à trafiquer les tests pour la commercialisation...
Bien heureusement, rien de grave n'est arrivé, personne à ma connaissance n'a été malade, et c'est juste une histoire de chance.
1 commentaires:
AnonymeMar 2, 2011 10:03 AMC'est affolant ! Moi qui voulait travailler dans un laboratoire, je ne veux pas être responsable de ce genre de choses ! Je ne pensais pas que l'on se fichait à ce point-là de notre santé !
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C'est affolant ! Moi qui voulait travailler dans un laboratoire, je ne veux pas être responsable de ce genre de choses ! Je ne pensais pas que l'on se fichait à ce point-là de notre santé !
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